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Le secteur des services financiers ne veut pas manquer la révolution numérique

Les services financiers sont en train de changer de visage. Avec la numérisation des opérations, la technologie prend rapidement le pouvoir dans un secteur qui est appelé à jouer un rôle prépondérant dans l’économie mauricienne.

Pour les consommateurs comme pour les opérateurs, un changement de paradigme s’accompagne toujours d’une modification profonde des habitudes. C’est le cas dans le secteur des services financiers. En première ligne, les transactions bancaires de base pour lesquelles les Mauriciens ne sont aujourd’hui plus obligés de se déplacer ou de faire la queue dans une succursale. Les institutions et professionnels de la finance rivalisent d’initiatives pour rester au contact d’une clientèle de plus en plus exigeante.  « Dans un tel contexte, si l’on ne s’adapte pas, on disparaît », assure K.C. Li Kwong Wing, Chairman de SBM Holdings, l’une des deux plus importantes institutions financières de Maurice. L’impact de la technologie dans nos vies de tous les jours est en train de révolutionner le monde, l’univers financier n’y échappe pas. « À Maurice, nous avons le potentiel pour franchir le pas et à la SBM, nous comprenons l’importance de la technologie et de l’innovation. Nous tenons absolument à être en avance et nous nous donnons tous les moyens pour y arriver. Mais pour faire face aux défis, nous ne devons pas nous attarder », insiste le Chairman de SBM Holdings.
Car si le secteur sucrier, pilier de l’économie mauricienne pendant près de deux siècles, a connu douloureusement la fin des régimes préférentiels, celui des services financiers, nouveau pôle de croissance, pourtant beaucoup plus jeune, connaît déjà la fin d’une forme de « protectionnisme ».

« La Financial Services Commission ne délivrera plus de permis de catégorie 2 aux entreprises du Global Business à partir de janvier 2019  », a martelé Pravind Jugnauth, le jour de la présentation du Budget 2018-2019.  Davidsen Arnachellum

Transformation profonde

Il y a un an déjà, en juin 2017, un coup de tonnerre s’était abattu sur le secteur. Pour éviter l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (ou BEPS) par les entreprises multinationales, dans des territoires où ceux-ci sont peu ou pas imposés, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) imposait des restrictions aux services financiers. Cette mesure venait s’ajouter aux règles générales anti-évitement (ou General Anti-Avoidance Rules, GAAR), imposées par l’Inde un peu plus tôt en 2017.
Depuis, les coups de semonce ne cessent de résonner dans le paysage financier mauricien. En juillet dernier, le Securities and Exchange Board of India (SEBI) recevait des plaintes certifiant que Maurice serait un centre financier à haut risque. La Financial Services Commission (FSC) et le ministère des Services financiers se sont empressés de faire taire ces rumeurs. Mais un rapport du Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG) est venu attiser le feu. L’organisme africain mettait en doute la crédibilité de Maurice en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ce que le ministère des Services financiers a aussi rapidement démenti.
Les attaques pleuvent par intermittence sur les services financiers. À tort ou à raison, des réprobations fusent de toutes parts, de l’Inde, en passant par l’Europe, les États-Unis ou la zone subsaharienne. Le gouvernement mauricien a donc décidé de prendre le taureau par les cornes : malgré son jeune âge, le secteur des services financiers a déjà besoin d’une réforme et de changer son fusil d’épaule.
Dans le Budget 2018-2019, Pravind Jugnauth, le Premier ministre et ministre des Finances, a clairement défini la stratégie. « À la lumière des défis auxquels le secteur du Global Business doit faire face, la FSC ne délivrera plus de permis de catégorie 2 aux entreprises du Global Business à partir de janvier 2019 et les entreprises devront apporter plus de substance à leurs opérations », a martelé Pravind Jugnauth, le jour de la présentation du Budget 2018-2019.

« La pression de l’OCDE est forte. Maurice veut prouver qu’elle est un centre financier clean », fait valoir Kabir Ruhee, Chief Executive Officer de Rogers Capital.  Davidsen Arnachellum

Sécurité informatique

Les opérateurs, eux, jouent le jeu et font cause commune avec les autorités. « La pression de l’OCDE est forte. Maurice veut prouver qu’elle est un centre financier clean », estime Kabir Ruhee, Chief Executive Officer de Rogers Capital. Le Premier ministre souhaite encourager l’émergence d’un pôle d’activités axé autour de l’intelligence artificielle, de la Blockchain et de la Fintech. De plus, pour assurer la sécurité informatique, le gouvernement veut créer un National Regulatory Sandbox Licence Committee pour se pencher sur toutes les questions ayant trait aux activités Fintech.
Selon Faraz Rojid, Head Financial Services à l’Economic Development Board (EDB),  le plan stratégique du gouvernement qui consiste à encourager le passage à une économie numérique et à faciliter les transactions « cashless », devrait permettre la mise en place d’un système de paiement national d’ici décembre 2018 afin de simplifier l’actuel système de paiement par carte. « Les autorités encourageront l’utilisation de la technologie Blockchain et de la Fintech pour le commerce des actifs numériques. Un cadre réglementaire devrait être mis en place d’ici juin 2019 », assure Faraz Rojid.

Saut technologique

Des entreprises comme Rogers Capital ont déjà anticipé en effectuant le saut technologique tant attendu. « Il y a un changement progressif qui s’effectue et, selon le degré d’optimisme ou de pessimisme, on peut voir que le verre est déjà à moitié plein ou encore à moitié vide », résume Kabir Ruhee.
Aujourd’hui, la Fintech induit une transformation beaucoup plus profonde qu’une remise à niveau, un nouveau positionnement des services financiers. C’est bien de l’évolution du tissu économique qu’il s’agit. Pour Alain Law Min, CEO de la Mauritius Commercial Bank (MCB), la plus ancienne institution bancaire de Maurice a résolument accompli le saut technologique. Si les services bancaires en ligne de la MCB atteignent plus de 120 000 utilisateurs, le service mobile a pratiquement atteint ce niveau en seulement trois ou quatre ans …
« En plus d’une veille technologique en continu, et fidèle à sa réputation d’avant-gardiste, la MCB a, dans le passé, collaboré avec la firme Matchi. Cette dernière est une des principales plates-formes interna-tionales reliant les institutions financières aux entreprises et offrant des solutions dans le domaine de la Fintech », précise le CEO de la MCB.

« Les autorités encourageront l’utilisation de la technologie blockchain et de la Fintech. Un cadre réglementaire devrait être mis en place d’ici juin 2019 », assure Faraz Rojid, Head Financial Services à l’Economic Development Board (EDB).  DR

L’ambition d’être un centre régional Fintech

Toutes les banques mauriciennes se mettent à la page, chacune en fonction de son positionnement sur le marché. Ce qui était inimaginable il y a encore dix ans est aujourd’hui une réalité. « À Maurice, l’infrastructure Fintech est en place au niveau des télécommunications et de la connectivité. La population est connectée, probablement plus en proportion que dans des pays comme le Kenya ou l’Ouganda, eux-mêmes dans le wagon de tête des pays connectés du continent », reconnaît Saleem Ul Haq, le nouveau Chief Operating Officer de Bank One, qui a longtemps été en poste en Afrique.
Maurice est idéalement située pour devenir un centre régional Fintech, ouvert sur le continent. La crédibilité du centre financier mauricien en Fintech augmente en raison de la présence d’une clientèle de plus en plus ouverte aux nouvelles technologies, d’entreprises motivées, d’un cadre légal structuré, d’une bonne infrastructure financière et d’un positionnement comme hub pour l’Afrique. Avec une population bien éduquée et qualifiée, comparé à celle d’un continent où la majorité des personnes n’a pas accès aux services financiers traditionnels mais où il y a aussi de formidables opportunités, Maurice a un sérieux rôle à jouer, fait valoir Saleem Ul Haq.
« Nous avons un engagement plus fort en Afrique », reconnaît, de son côté, Kabir Ruhee. Lorsque Rogers Capital a revu son pôle, il a pris soin d’équilibrer le portefeuille en Afrique.
Mais si le continent continue d’attirer, le marché local n’est pas négligé et des entreprises désormais bien  ancrées dans la Fintech, comme Rogers Capital, se veulent une alternative crédible pour l’accès des Mauriciens au crédit à la consommation, tout comme d’autres entreprises elles aussi bien implantées, telles que CIM Finance, Mauritian Eagle ou encore Finlease. « Nous voulons réinventer l’expérience clientèle. Avec la nouvelle génération, cela va plus vite », assure Kabir Ruhee. Un opérateur comme Bank One a centré lui aussi sa stratégie d’expansion sur l’expérience du client et propose des produits et des offres de plus en plus larges. Si les Mauriciens veulent toujours aller à la banque, ils sont aussi prêts à se simplifier la vie. « Dans quelques années, une succursale bancaire sera radicalement différente de ce qu’elle est aujourd’hui », promet Saleem Ul Haq. La MCB, elle, a bien réussi l’implantation de son application mobile, JuiceByMCB. Mais elle veut aller plus loin puisqu’elle a récemment lancé le premier MCB InovApp Challenge pour identifier les start-up proposant des solutions pour la transformation digitale du secteur bancaire.

Pour Alain Law Min, CEO de la Mauritius Commercial Bank (MCB), la plus ancienne institution bancaire de Maurice a résolument accompli le saut technologique.  DR

Une course folle s’annonce

Avec la Fintech, il est probable que nous assisterons à l’augmentation de partenariats entre les entreprises financières et technologiques, avec des possibilités d’innovation. Ce nouveau secteur d’activité produira également de nouveaux modèles d’affaires aptes à capitaliser les opportunités. Au lieu d’attendre que les clients entrent, les entreprises peuvent maintenant pénétrer dans leur espace. « Nous gagnerions à pratiquer une plus grande ouverture à l’international et à solliciter plus d’opérations dans la Blockchain », insiste, pour sa part, Kabir Ruhee. Car la Blockchain pourrait bien provoquer une révolution… dans la révolution. Cette technologie de stockage et de transmission des données aide aux démarches bancaires, les facilite, permet d’éliminer des pro-cédures contraignantes, comme la présentation d’une preuve d’adresse, par exemple.
Malheureusement, à ce niveau, il y a eu très peu de progrès accompli. « On est déjà en retard sur Singapour, Malte et Dubaï. On prend tellement de précautions et on émet tellement de réserves que l’on finit par repousser des gens importants aux idées innovantes », regrette K.C. Li Kwong Wing. Ainsi, Joseph Lubin, le patron d’Ethereum – un protocole d’échanges décentralisés permettant la création de contrats intelligents déployés et consultables publiquement dans la Block chain – avait proposé un plan de développement à Maurice pour devenir un Ethereum hub, mais cela n’a jamais été accepté par les autorités. Aujourd’hui, certains pays comme Singapour, Malte, le Vietnam, le Japon et l’Australie permettent des crypto-échanges. D’autres comme l’Inde, la Chine et l’Union européenne freinent… Maurice se plie aux exigences des Big Brothers… Et cette attitude pourrait lui faire rater le train qui se met en marche.

« La population est connectée probablement plus que le Kenya ou l’Ouganda, eux-mêmes dans le wagon de tête des pays connectés du continent », explique Saleem Ul Haq, le nouveau Chief Operating Officer de Bank One.  Davidsen Arnachellum

Stade embryonnaire

« Il est bon de préciser que l’avènement de la Fintech au sein du secteur bancaire mauricien se trouve encore à un stade embryonnaire », constate Alain Law Min. Tous les experts s’accordent à dire qu’il faut un cadre légal mieux approprié au plus vite, afin d’avancer. La Sandbox serait même déjà dépassée… Et si le cadre légal démontre déjà certaines lacunes, la vision, elle aussi, est dramatiquement limitée. « Pour réaliser les objectifs fixés, il serait primordial qu’un écosystème adéquat puisse être mis en place par les parties concernées afin de jeter les bases d’une collaboration durable entre les banques et les entreprises évoluant dans le domaine de la Fintech », estime le CEO de la MCB.
Selon  l’EDB, un certain nombre de sociétés informatiques internationales ainsi que des sociétés Fintech ont déjà mis en place leurs activités à Maurice. « Des percées technologiques significatives ont été réalisées récemment par un nombre grandissant de start-up dans le domaine de la Fintech, avec des projets sous la Regulatory Sandbox Licence (RSL) octroyée par l’EDB : des prêts entre particuliers, des garanties d’achèvement de film et un système d’identification basé sur la blockchain et des registres distribués », insiste Farz Rojid.
Mais les opérateurs n’en démordent pas : il faudrait faire plus. Plus d’incubateurs, plus de start-up, d’académies, d’investisseurs… Selon K.C. Li Kwong Wing, il faut aussi plus de collaboration entre les différents acteurs, qu’ils soient industriels ou académiques, un peu sur le modèle de ce qui se fait dans la Silicon Valley… « D’un point de vue plus spécifique, le développement de la Fintech dépendra de plusieurs facteurs, tels que le cadre légal et institutionnel ou encore la disponibilité et la qualité du capital humain », ajoute Alain Law Min.
Une course folle s’annonce pour rattraper le retard. Le centre financier mauricien peut définitivement jouer un rôle important dans la région. À condition de le vouloir et de s’armer en conséquence… Car c’est une révolution économique et sociale qui attend Maurice au tournant.

Toutes les banques mauriciennes se mettent à la page, chacune en fonction de son positionnement sur le marché. Ce qui était inimaginable il y a encore dix ans est aujourd’hui une réalité.  DRC’EST QUOI LA FINTECH ?Abréviation pour « Financial Technology », la Fintech est l’utilisation innovante de la technologie dans la conception et l’utilisation de produits et services financiers. Son application se fait à travers différentes transactions dans le domaine des affaires et de la finance : emprunts,  investissements, paiements. Elle se base notamment sur la technologie mobile et le Big Data, et permet aux entreprises financières de proposer à la clientèle des produits taillés sur mesure.
La Fintech entraîne une réduction des coûts, une plus grande concurrence et un meilleur accès aux services financiers à ceux qui n’en bénéficiaient pas. Le secteur de la Fintech regroupe aussi bien des start-up que des entreprises traditionnelles du secteur financier.BLOCKCHAIN : LA PEUR DU RISQUE« La nature de la Blockchain, c’est de se libérer de tout contrôle autocratique. » C’est K.C. Li Kwong Wing qui le dit. Ce sont des transactions décentralisées dans le monde à travers des blocs de transactions. N’importe qui peut y avoir accès, donc impossible de fausser. La transparence est assurée, la décentralisation effective. La Blockchain (chaîne de blocs) touche toutes les industries. Par exemple, à Maurice, si on l’adoptait pour les transactions de terrain, on saurait exactement qui a vendu quoi et à qui. Sans avoir besoin d’un notaire ou du Registrar. Cela sonnerait aussi le glas des intermédiaires, de plusieurs corps de métier et de la structure d’autorité. De plus, c’est aussi l’entrée en service de la robotique et de l’intelligence artificielle au détriment de la main d’œuvre traditionnelle. La résistance est donc farouche. « Il y a des risques, mais cela dépend du risk management. Or, on aurait plutôt tendance à avoir une aversion aux risques », regrette le CEO de SBM Holdings.CYBERCRIMINALITÉSi l’avenir du secteur financier réside dans la Fintech, l’exposition à une plate-forme numérique peut augmenter le spectre des menaces. L’entrée de la finance dans le cyberespace l’exposant à la cybercriminalité en est une illustration récente. Compte tenu de leur business models exclusivement développé sur l’Internet, les entreprises Fintech sont particulièrement exposées.
Les individus et les entreprises peuvent se retrouver confrontés à des atteintes à la vie privée ou à la confidentialité. La cybersécurité est donc un élément majeur dans l’évolution de la Fintech. Le défi consiste à assurer l’équilibre entre un environnement sûr et la commodité du client pour éviter les infractions informatiques. Maurice met en place un système de sécurité informatique à travers la Regulatory Sandbox License.Source – EcoAustral

L’Île Maurice, l’Etat le plus compétitif d’Afrique selon le World Economic Forum

Le World Economic Forum (WEF) a publié ce mercredi, son édition 2018 des économies les plus compétitives à travers le monde. Alors que le classement mondial est dominé par les Etats-Unis, le principal constat concernant l’Afrique est que les pays du continent restent largement surreprésentés dans le bas du tableau.

Pour rappel, l’Indice mondial de compétitivité couvrant 140 pays mesure la compétitivité nationale des économies, définie comme l’ensemble des institutions, des politiques et des facteurs qui déterminent le niveau de productivité. Il se base sur 12 indicateurs à savoir les institutions, les infrastructures, l’adoption des technologies de l’information et de la communication, la stabilité macroéconomique, la santé, la compétence, le marché de la production, le marché du travail, les systèmes financiers, la taille du marché, le dynamisme commercial et la capacité d’innover.

L’Afrique de l’Est portée par l’Île Maurice

Selon les auteurs du rapport, ces faibles scores des économies africaines sont dus à une faiblesse des institutions mises en place par les Etats, ainsi que l’inadéquation de leurs politiques publiques. Ceci explique pourquoi l’Afrique subsaharienne a la performance régionale la plus faible sur 10 des 12 piliers constitutifs de l’indice de compétitivité du WEF, qui se regroupent eux-mêmes en quatre secteurs (environnement économique, capital humain, marché et écosystème de l’innovation).

La lourdeur administrative, l’inadéquation des politiques publiques et la difficulté des pays du continent à combler leur retard dans le secteur des nouvelles technologies expliquent entre autres les résultats décevants des économies africaines, malgré des croissances économiques robustes.

Le retard des pays africain à cause de la faiblesse des institutions et des politiques publiques

Selon les auteurs du rapport, ces faibles scores des économies africaines sont dus à une faiblesse des institutions mises en place par les Etats, ainsi que l’inadéquation de leurs politiques publiques. Ceci explique pourquoi l’Afrique subsaharienne a la performance régionale la plus faible sur 10 des 12 piliers constitutifs de l’indice de compétitivité du WEF, qui se regroupent eux-mêmes en quatre secteurs (environnement économique, capital humain, marché et écosystème de l’innovation).

La lourdeur administrative, l’inadéquation des politiques publiques et la difficulté des pays du continent à combler leur retard dans le secteur des nouvelles technologies expliquent entre autres les résultats décevants des économies africaines, malgré des croissances économiques robustes.

Notons que seize pays africains n’ont pas été pris en compte dans l’étude, expliquant ainsi leur absence du classement. Il s’agit de la Guinée-Bissau, du Niger, du Congo, de l’Erythrée, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, du Soudan du Sud, de Madagascar, de la Guinée équatoriale, du Togo, de la Centrafrique, du Gabon, de Sao Tomé-et- Principe, de Djibouti et des Comores

Le Classement africain

Rang (Afrique)PaysScoreRang (mondial)
1Maurice63,749
2Afrique du Sud60,867
3Seychelles58,574
4Maroc58,575
5Tunisie55,687
6Botswana54,590
7Algérie53,892
8Kenya53,793
9Egypte53,694
10Namibie52,7100
11Ghana51,3106
12Rwanda50,9108
13Cap-Vert50,2111
14Sénégal49113
15Côte d’Ivoire47,6114
16Nigeria47,5115
17Tanzanie47,2116
18Ouganda46,8117
19Zambie46,1118
20Gambie45,5119
21Eswatini45,3120
22Cameroun45,1121
23Ethiopie44,5122
24Bénin44,4123
25Burkina Faso43,9124
26Mali43,6125
27Guinée43,2126
28Zimbabwe42,6128
29Malawi42,4129
30Lesotho42,3130
31Mauritanie40,8131
32Libéria40,5132
33Mozambique39,8133
34Sierra Léone38,8134
35RDC38,2135
36Burundi37,5136
37Angola37,1137
38Tchad35,5140

Source : Agence EcoFin, Moutiou Adjibi Nourou

Article tiré de Cabinet Conseil et Assistance